Après le temps du buzz, le temps des études

Je l’ai constaté à plusieurs reprises, et c’est particulièrement vrai autour du cloud computig, il y a des vagues et un temps pour tout!

Après la traditionnelle vague du buzz, alimentée et entretenue par tout l’écosystème, elle est systématiquement suivie par celle des études qui semble nécessaire pour stabiliser l’effet de buzz et est propice à faire décanter ce mélange de bruit, idées, craintes, …, pour en extraire les tendances de fond et l’information utile à la réflexion et la prise de décision.

Je parle de vague, car il n’est pas rare de découvrir la même semaine toute une série d’études éditées par les IDC, Gartner, Forrester, PAC, Markess, … Elles sont souvent très proches également sur le … contenu!

Alors cette semaine, ce sont PAC et Vanson Bourne qui dévoilent les leurs mais, une fois n’est pas coutume, sur des angles un peu différent. En effet elles nous révellent que « le cloud computing est un moteur pour les entreprises française » voir même  « le meilleur moteur de la croissance des entreprises en 2011″ et que ce dernier  » amène les entreprises à revoir leurs stratégies d’intégration B2B ».
Je vous laisse découvrir l’analyse que la presse en a faite.

Le cloud computing, un moteur pour les entreprises françaises‏
Publié le Lundi 6 Juin 2011

Les études vantant les mérites du cloud computing et attestant qu’il constitue bel et bien un moteur de croissance pour les entreprises en 2011 se suivent et se ressemblent. Celle de Pierre Audoin Consultants va également dans ce sens et précise que le marché du cloud computing en France devrait dépasser le milliard d’euros et afficher une progression de 30% cette année.

PAC précise toutefois que la migration vers le Cloud nécessite « un fort accompagnement » que les sociétés de services et les intégrateurs commencent à proposer dans des offres globales. Reste que pour tous les acteurs de ce marché, c’est un nouveau business model qu’il faut mettre en place.

« Le Cloud rebat les cartes sur le marché de l’informatique, en ouvrant la compétition pour les budgets informatiques » indique Mathieu Poujol, directeur technologies chez PAC. « Les fournisseurs originels du Cloud se sont taillés une bonne place, notamment du fait de la simplicité de leur offre pour les particuliers et les PMI/PME. C’est aussi le cas des opérateurs télécoms, nouveaux entrant dans l’informatique pour qui le Cloud est une vraie rampe de lancement. Les autres acteurs du marché proposent maintenant de plus en plus des solutions Cloud, et cela dans tous les segments du Cloud. Le Cloud est aussi une chance pour les jeunes sociétés qui peuvent sérieusement concurrencer les grands éditeurs, en misant sur des performances techniques accrues commercialisées à des prix très attractifs ».

Les premiers clients permettent par ailleurs d’avoir enfin quelques retours d’expériences et de relativiser un certain nombre d’idées préconçues. Notamment du côté des freins à l’adoption du Cloud qui concernent encore et toujours la localisation des données, la sécurité, la transportabilité des applications d’un Cloud vers un autre, la réversibilité, etc… PAC constate pourtant que le niveau de maturité de l’offre et de l’expérience accumulée permet de répondre à de nombreux cas de figure, même les plus exigeants.

Il s’agit donc pour les clients de trouver le bon fournisseur et de négocier le niveau de service le plus adapté à ses besoins. L’adoption du Cloud, au-delà des aspects budgétaires, doit avant tout répondre à une démarche stratégique. Il y a suffisamment d’acteurs sur le marché, pour la plupart partenaires, pour façonner une solution Cloud pertinente et alignée avec ses métiers, sans se laisser convaincre par les effets de mode. « La France ne peut se permettre d’être à la traine de cette dynamique pour l’instant dominée par les Américains » souligne PAC. « Les sociétés françaises de l’IT, notamment les SSII, disposent des compétences et des atouts nécessaires pour figurer en bonne place parmi les fournisseurs d’offres Cloud ».
 Le Cloud Computing, meilleur moteur de la croissance des entreprises en 2011
Mardi 7 juin 2011

En 2010, le monde informatique s’est beaucoup animé autour du Cloud Computing, une technologie qui bénéficie depuis quelques années d’un intérêt certain mais qui devient aujourd’hui une réalité, tant sur le plan technique que dans son usage. Pierre Audoin Consultant (PAC), fort d’une expérience reconnue au niveau européen sur ce marché naissant, analyse les tendances actuelles en identifiant les leviers de transformation des entreprises. En 2011, PAC estime que le marché du Cloud devrait atteindre plus de 1 milliard d’euros en France avec une progression de près de 30% en un an. Pour les 10 années à venir, il constituera à coup sûr le véritable moteur de la croissance des entreprises du marché de l’informatique.

Des parts de marché à conquérir pour tous les acteurs informatiques

Tout nouveau marché présente ses opportunités. Dans le cas du Cloud, qui dépend techniquement de plusieurs technologies à la fois matérielles et logicielles, l’ensemble des acteurs informatiques peuvent y trouver des sources de développement. Cette superposition en strate peut s’avérer complexe pour le novice voire déconcertante, surtout si elle est dissimulée sous un masque marketing fort attrayant, comme c’est le cas actuellement. La migration vers le Cloud nécessite donc un fort accompagnement que les sociétés de service et les intégrateurs commencent à proposer dans des offres globales. Manifestement, le mot d’ordre est : « tous vers le Cloud ». PAC a aussi évalué les marchés du conseil, des projets et de l’accompagnement autour du Cloud.

Les fournisseurs historiques du Cloud challengés par les nouveaux entrants

Pour tous les acteurs, c’est un nouveau business model qu’il faut mettre en place ! PAC a pu constater que ces offres packagées ont été affinées et ne sont véritablement mises sur le marché qu’en 2011. Le Cloud rebat les cartes sur le marché de l’informatique, en ouvrant la compétition pour les budgets informatiques. Les fournisseurs originels du Cloud se sont taillés une bonne place, notamment du fait de la simplicité de leur offre pour les particuliers et les PMI/PME. C’est aussi le cas des opérateurs télécoms, nouveaux entrant dans l’informatique pour qui le Cloud est une vraie rampe de lancement. Les autres acteurs du marché proposent maintenant de plus en plus des solutions Cloud, et cela dans tous les segments du Cloud. Le Cloud est aussi une chance pour les jeunes sociétés qui peuvent sérieusement concurrencer les grands éditeurs, en misant sur des performances techniques accrues commercialisées à des prix très attractifs.

Les craintes des entreprises progressivement levées

Les premiers clients permettent de dresser des retours d’expériences intéressants et de relativiser un certain nombre d’idées préconçues. Les freins à l’adoption du Cloud sont bien connus : localisation des données, sécurité, transportabilité des applications d’un Cloud vers un autre, réversibilité, etc.

Pourtant, PAC constate que le niveau de maturité de l’offre et de l’expérience accumulée permet de répondre à de nombreux cas de figure, même les plus exigeants. Il s’agit simplement de trouver le bon fournisseur et de négocier le niveau de service le plus adapté à ses besoins. L’adoption du Cloud, au-delà des aspects budgétaires, doit avant tout répondre à une démarche stratégique. Il y a suffisamment d’acteurs sur le marché, pour la plupart partenaires, pour façonner la solution Cloud la plus pertinente et la plus alignée avec ses métiers, sans se laisser convaincre par les effets de mode.

La France ne peut se permettre d’être à la traine de cette dynamique pour l’instant dominée par les Américains. Les sociétés françaises de l’IT, notamment les SSII, disposent des compétences et des atouts nécessaires pour figurer en bonne place parmi les fournisseurs d’offres Cloud.
 Le Cloud amène les entreprises à revoir leurs stratégies d’intégration B2B
Jeudi 9 Juin 2011


Selon une étude menée par Vanson Bourne, le premier facteur qui amène les entreprises à repenser leur stratégie d’intégration B2B est technologique. Il s’agit de la possibilité de mettre en œuvre cette intégration dans le Cloud. En effet, au cours des 12 prochains mois, 86% des entreprises interrogées prévoient d’adopter des modèles de déploiement plus diversifiés qu’auparavant, mélangeant des ressources Cloud, internes et hybrides. Par ailleurs, 29% ont l’intention de recourir au Cloud pour leur intégration B2B.

La majorité des entreprises interrogées envisagent, en effet, des déploiements hybrides ou basés sur le Cloud. 46% affirment qu’elles veulent « consolider leurs solutions existantes en une plate-forme d’intégration B2B unique et partagée, capable de répondre à tous leurs besoins ». 42% veulent également déployer plus de solutions d’intégration B2B basées sur le Cloud et 32% annoncent qu’elles vont recourir plus souvent qu’avant à un modèle hybride.

Le principal facteur économique amenant les entreprises à une approche stratégique de l’intégration B2B est la réduction des coûts. Et à la question « Quels sont les facteurs économiques qui vous amènent à repenser votre stratégie d’intégration B2B ? », 52% des entreprises répondent « l’obligation de réduire les coûts de l’intégration B2B telle qu’elle est pratiquée actuellement » et 51% disent qu’elles devraient réaliser des économies grâce à « une meilleure évaluation de l’impact – ou du ROI mesuré – de l’automatisation des échanges de documents B2B ».

Dans le contexte actuel de reprise économique, les entreprises ont besoin, pour réussir, d’infrastructures B2B agiles. A l’heure où l’économie se remet de la crise, les entreprises sont confrontées à une demande croissante de services B2B. Cette demande émane d’un réseau mondial, mais toujours plus complexe, de partenaires à la recherche de nouveaux clients sur de nouveaux marchés. Pour faire face à cette complexité, les entreprises doivent donc repenser leur stratégie B2B. L’étude montre d’ailleurs que 92% des entreprises interrogées espèrent réaliser un chiffre d’affaires au moins égal à celui de l’an dernier, que 42% pensent qu’elles vont échanger un volume de documents plus important que l’annéedernière avec leurs partenaires et 86% affirment que l’intégration B2B est un élément-clé de leur réussite et la qualifient de « importante », « cruciale » ou « compétence de base ».

« Les entreprises qui adoptent une approche tactique pour le déploiement de solutions d’intégration B2B se retrouveront avec des solutions multiples et hétérogènes qui alourdiront leurs coûts » prévient Dave Carmicheal, responsable B2B Intégration de Sterling Commerce qui publie les résultats de cette étude. « Elles vont passer à côté d’une solution qui leur apporterait l’agilité nécessaire pour rester à la pointe dans le contexte concurrentiel actuel. Elles prendront du retard là où leurs concurrents plus innovants récolteront les bénéfices de leur réactivité et de leur souplesse ».

« Le facteur technologique – la possibilité de déployer des solutions d’intégration B2B dans le Cloud, en mode autonome ou combiné – permettra aux entreprises engagées dans la refonte stratégique de l’intégration B2B d’acquérir la souplesse et l’agilité dont elles ont besoin pour réussir dans le contexte de reprise économique » souligne-t-il. « Pourquoi repenser sa stratégie d’intégration B2B aujourd’hui alors que les entreprises mènent des projets de e-commerce intégrant des technologies EDI depuis 30 ans ? Parce que les nouveaux projets B2B intègrent les technologies SOA et Cloud. Les motivations de ces projets vont de l’extension d’une chaîne de valeur internationale sur les marchés émergents aux besoins de facturation électronique que les systèmes vieux de 30 ans ne savent pas gérer. Repenser sa stratégie pour disposer d’une infrastructure d’intégration B2B agile est devenu crucial ».

A propos François Trouillet

Directeur de @Grenoble_EMSI une école de @Grenoble_EM . Teaching Marketing. Fan of Digital, Social Media, Cloud Computing, Big Data, Innovation. I have been working for blue chip IT companies such as CA Technologies, SAP, Business Objects, HP, Digital and Baan.
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