Le « Cloud Computing » – Suite …

Bon, on continue et Dilbert est une bonne transition!

November 18, 2009

Oui, quand on parle de Cloud Computing on fait souvent référence au buzz entretenu autour de ce concept. Alors pour faire plus sérieux, on va faire référence aux analystes et parler de « hype » dont le cabinet Gartner est le roi!

Je vous présent donc le dernier hype cycle des nouvelles technologies (ou technologies émergentes) :

Pour Gartner, le Cloud est toujours une technologie émergente et entrera en production entre 2 à 5 ans . Emergente et douée encore d’un gros potentiel  qui s’exprimera, tant dans sa version publique que privé, dans les  entreprises,  d’ici 2 à 5 ans. Pas avant.

Publié tous les ans, le “Hype Cycle for Emerging Technologies » – le cabinet compte pas moins de 75 baromètres de ce type –  identifie les technologies émergentes en analysant leur degré de maturité et évalue à quelle échéance elles sont susceptibles d’impacter les SI
d’entreprises.

la dernière édition a ainsi positionné le Cloud Computing sur le sacro-sain pic (“ Peak of inflated Expectations”) qui symbolise que la visibilité de la technologie a atteint son apogée. Une phase qui succède à celle dite  « Technology trigger » qui illustre quant à elle la phase de découverte d’une technologie – et son buzz généralement associé. C’est justement cette phase que semble quitter le Cloud privé pour pénétrer celle du pic de visibilité maximale (“ Peak of inflated Expectations”).

Les phases suivantes sont le « trough of disillusionment », une phase de désillusion. Puis le « Slope of enlightment »,  où la technologie entre dans une étape de renouveau dans
laquelle les entreprises commencent à l’utiliser réellement, pour atteindre  enfin la maturité sur le « Plateau of Productivity » marqué par la généralisation des mises en production.

Depuis près d’un an et demi où je m’intéresse de prêt à la question du cloud (vous pouvez rejoindre le groupe Cloud Academy France que j’anime sur LinkedIn et qui regroupe pas loin de 500 membres), j’ai vu les points de vue -et la réalité des choses- beaucoup évoluer. Du pur buzz marketing au push back des DSI, surfant sur les problématiques de sécurité, opacité du modèle, réalité du pricing (Capex vs Opex), localisation des données et problèmes de réglementation, qualité de services, garantie de réversibilité, futur des DSI du fait de la prise de contrôle des métiers, impact du cloud sur les processus ITIL bien en place chez les grands comptes, force est de constater que le cloud doit désormais répondre à des enheux plus opérationnels. En effet, la compréhension du cloud computing s’améliore (merci au Marketing et aux très nombreux événements sur ce sujet. Quelque fois plusieurs par semaine!!), et les premiers déploiements se concrétisent. Il est notable de constater que les interrogations sur les solutions cloud s’orientent désormais davantage sur des enjeux d’adoption et non plus uniquement sur des risques liés à la sécurité (objection qui a souvent été l’arbre qui cachait la forêt).

Une récente étude a confirmer les principaux « enablers » de l’adoption du cloud :

Pour conclure ce post d’ajourd’hui, j’aimerai partager avec vous un très bon papier écrit par Olivier Micheli, DG NTT Europe, et dont je partage tout à fait l’analyse.

Cloud Computing, un facteur d’Agilité, de Mobilité et d’accélération de business pour les entreprises

Le Cloud Computing, dont les contours ne sont pas toujours clairs et le buzz médiatique un peu trop  assourdissant, est pourtant un concept puissant pour les entreprises et une
réponse pertinente aux challenges des DSI: Mobilité, Agilité, Accélération! L’entreprise doit être mobile pour être agile afin d’accélérer sa croissance.La fonction du DSI n’a jamais été autant bousculée et la raison est simple : l’entreprise moderne est en pleine mutation. Ses frontières deviennent abstraites (le concept d’entreprise étendue devient réalité), les usages des clients évoluent, les cycles de développement et de mise sur le marché se raccourcissent, le mode collaboratif devient la norme dans des organisations matricielles complexes à maîtriser.

Parmi les nombreux phénomènes qui participent à transformer le profil de nos entreprises, deux sont particulièrement intéressants pour le sujet qui nous intéresse :
– La consumérisation des technologies: l’entreprise n’est plus le moteur de l’adoption des nouvelles technologies. Les usages en vogue naissent dans la sphère personnelle, et c’est bien le grand public qui exprime fortement ses exigences auprès de l’entreprise. Celle ci doit prendre en considération les besoins des nouveaux talents, c’est-à-dire ceux de la génération Y, les fameux « digital natives » et bientôt ceux de la génération Z…
– L’agilité (ou le besoin d’agilité): les entreprises deviennent mondiales, elles doivent s’ouvrir et collaborer avec différents types de partenaires, elles doivent répondre aux
exigences de clients de plus en plus zappeurs. L’entreprise doit s’adapter en permanence, à ses clients, ses fournisseurs, ses employés, elle devient ouverte et doit mettre en place des structures simples et flexibles.
Ces forces nouvelles impactent les entreprises et influencent la mission des DSI. Leur rôle
évolue, il devient plus stratégique et les CEO prennent enfin conscience de l’importance de cette fonction clé au sein de l’entreprise.

La DSI n’est plus systématiquement vue comme un centre de coûts, ni un centre de services, mais plutôt comme un centre de création de richesses, capable d’accélérer le
cycle de développement des produits et le time to market, d’optimiser le processus de livraison des produits aux clients, de faciliter la collaboration des équipes, etc. La DSI ne doit plus être perçue comme un château fort bien gardé, vestige du Moyen Age. Elle doit s’inscrire dans la période de la Renaissance, plus ouverte où le château fort devient un lieu de culture et de plaisirs ! En plus d’accélération, l’entreprise a besoin d’agilité. Crise
oblige, mais pas uniquement… Elle doit bien sûr faire face aux soubresauts de l’activité, à la hausse comme à la baisse, selon les zones géographiques où elle opère.

Mais l’entreprise doit surtout répondre aux besoins de ses collaborateurs qui veulent se connecter n’importe quand, n’importe où et si possible avec n’importe quel type de support : nous sommes bien dans l’ère de l’ATAWAD (Any Time, AnyWhere, AnyDevice), l’ère de la mobilité. L’entreprise étendue doit être mobile afin d’être agile.

Accélération, Agilité, Mobilité : 3 facteurs clés de réussite indispensables pour l’entreprise du 21ème siècle. Et le cloud dans tout ça? Justement le Cloud Computing regroupe ces 3
éléments clés. Il est à la fois un facteur d’agilité, de mobilité et d’accélération :

Agilité, en utilisant de la ressource informatique (application, puissance de calcul, stockage etc.) à la demande et en fonction de ses besoins.
Mobilité, grâce à l’émergence de terminaux légers associés à la virtualisation des applications.
Enfin, accélération grâce aux déploiements rapides d’applications, d’infrastructure afin de faire face aux pics d’activité.
Mais pour passer du statut de buzz technologique à une solution technique pérenne, éprouvée et considérée sérieusement par les DSI, le Cloud Computing doit répondre au moins à 3 facteurs clés de succès :

Simplifier la définition : beaucoup de concepts issus des modèles « as a Service » rendent encore les contours du Cloud trop flous pour les décideurs.

Changement de paradigme au sein des entreprises : la DSI doit accepter de se concentrer sur le cœur de métier de son entreprise afin de maximiser la création de valeur. Elle doit définir quelles sont les tâches et les compétences à conserver en interne et accepter d’externaliser le reste.

Changement de paradigme au sein des opérateurs : le succès d’un opérateur, notamment de cloud, n’est pas lié à sa capacité à proposer de nouvelles fonctionnalités techniques en tant que telles, mais plutôt sa capacité à les utiliser afin de mieux s’adapter au modèle économique de ses clients. Il n’existe plus UN seul modèle économique mais DES modèles économiques. Ces modèles doivent reposer sur des métriques business et non plus techniques.

Le Cloud Computing n’est pas une rupture technologique mais plutôt une rupture d’usage de l’informatique : je n’investis plus dans du matériel coûteux, des licences et des architectures rigides et longues à mettre en œuvre, je paie en fonction de ma consommation et j’accède rapidement à des services évolutifs capables de s’adapter à mes
besoins.

La réflexion qui s’engage autour du Cloud n’est pas uniquement technique, mais bien plus philosophique : il s’agit de construire plus de confiance et d’ouverture. Les prestataires qui réussiront sont ceux qui sauront se positionner comme des opérateurs de confiance.

**************

Voila, un petit tour d’horizon du cloud computing, mais on reparle bientôt

A propos François Trouillet

Directeur de @Grenoble_EMSI une école de @Grenoble_EM . Teaching Marketing. Fan of Digital, Social Media, Cloud Computing, Big Data, Innovation. I have been working for blue chip IT companies such as CA Technologies, SAP, Business Objects, HP, Digital and Baan.
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